L'ESPACE 13
L'ESPACE 13

L'ESPACE 13

centre chorégraphique

20 Rue du Tunnel

34500 BEZIERS

tel: 04.67.62.53.00

conception du site:

didier mulleras

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Stage DANSE ESCALADE

 

Ven.28, Sam.29 et Dim.30 Août 2020

danse escalade / espace 13 béziers / coralie corredor

STAGE DE DANSE ESCALADE

avec Coralie CORREDOR

 

vendredi 28, samedi 29 et dimanche 30 Août 2020

 

à l'Espace 13 - Béziers

 

« Il ne s’agit pas de  grimper, mais bien de danser, même si il y a le plaisir de se hisser sur des prises.  La verticale propose de nouvelles postures au corps pour se mouvoir, grâce à une préparation au sol toute en douceur.

Elle fait découvrir de nouvelles sensations, en dépassant la contrainte physique.

 

Elle donne une plus grande aisance pour se déplacer au sol ensuite, et déclenche une toute nouvelle façon de danser, hors du mur, à tester en improvisation. »

Coralie Corredor

 

Horaires : 14h -16h et 16h15 - 18h30

( nombre de places limité )

Tarif : 120 € (pour 3 jours et 12h d'ateliers)

 

prévoir une tenue confortable et adaptée au mouvement, ainsi que des chaussures de sport souples et légères avec des semelles fines

 

Pour tout renseignement :

06.73.95.95.24      06.23.86.74.54

et sur www.LESPACE13.com

 

 

danse escalade aux studios Espace 13 Béziers avec Coralie Corredor

         "Je vous propose de vous initier à la danse escalade appelée aussi danse verticale. Elle m'a été transmise par Bruno Dizien et Laura De Nercy, les chorégraphes de la Cie Roc in Lichen. Ils ont établis dans les années 80, une pédagogie de la verticale et créé de nombreux spectacles sur des supports verticaux tous plus originaux les uns que les autres.

 

         Nous travaillerons sur le mur d'escalade de la Cie Les Arts Sensibles installé à cette occasion à l'Espace 13. Le découpage des séances se déroule en 3 temps :

 

  Dans un premier temps, je vous transmettrai "les principes au sol, "élaborés par Laura et Bruno qui permettent de préparer le corps en profondeur.

 

  Le deuxième temps sur le mur est lui aussi très spécifique puisqu'il s'agit de l'aborder non pas comme des grimpeurs mais comme des "danseurs explorateurs" d'un nouvel espace.

 

  La troisième étape de cette expérience verticale sera de "redescendre sur terre" pour laisser le corps s'exprimer avec une danse toute particulière issue de ces passages de "danse sur le mur".

 

  Enfin, je vous proposerai un travail d'écriture chorégraphique et pour ceux qui le souhaitent, il sera présenté lors des soirées de spectacles de l'Espace 13 en juillet."       Coralie C.

 

Coralie Banchereau Corrédor, chorégraphe et danseuse

 

Elle est forme à la danse classique au conservatoire de Toulouse et à Monte-Carlo, à la danse jazz et contemporaine avec Magali Viguier et Didier Mulleras, puis à Epsedanse à Montpellier, avant d'être engagée par Karine Saporta au CCN de Caen. Elle travaille avec la DCA-Compagnie de Philippe Decouflé, la Cie Roc in Lichen de Bruno Dizien et Laura de Nercy (danse escalade), Itra de Sophie Lamarche Damoure, La Ventura d'Anna Ventura, Vent de soleil-Jacky Auvray, Aller-Retour-Jésus Hidalgo, Dernier Soupir-Sophie Quesnon, Cie "A pelle e a corpo" Alessandro Franceschelli, la Cie Eteile-Elsa Deslandes et la Cie les Chronophages-Ophélie Brunet. En parallèle de son métier d'artiste chorégraphique, en 2000 elle commence un travail chorégraphique avec des personnes porteuses de handicap mental qui l'amènera à fonder en 2006 la Cie Les Arts Sensibles.

 

Elle crée 12 spectacles chorégraphiques : Le Mur (danse escalade) en 2003, Le Chemin des Meuniers en 2009 (déambulation en extérieur avec danse voltige), Les 4 Saisons en 2011, Un bout du mur en 2012 (duo de danse escalade),Synesthésie et Danse de Cordes en 2012, avec les VibroRatsinger et Salomon (harpe celtique), Le duo Vertibul en 2013, Curiosités en 2014 co-écrit avec Ophélie Brunet (danse escalade et voltige), Reste contre moi en 2015, Cumparsita en 2016 duo de tango contemporain, Passionnément  en 2016 solo qu'elle interprète et mis en scène par Nicolas Mège, GRACIAS  en 2017, bal de tango initiatique.

 

Passionnée par le Tango Argentin, elle développe des actions inclusives depuis 2015 afin d'amener le Tango aux personnes en situation de handicap et collabore au projet «  Tango IN Punta  » en Autriche et en Uruguay avec Los Tinkers. Transmettre son métier de danseuse et créer sont intimement liés. La place de la personne avec handicap dans ses créations varient en fonction des spectacles et des rencontres. La sensibilité de ces personnes rejoint la sienne et permet de déployer une force créatrice unique, hors du commun.

 

Qu’est-ce que la danse escalade ou danse verticale ?

 

Ce travail de danse verticale a été élaboré par les chorégraphes de la compagnie « Roc in lichen » (Laura de Nercy et Bruno Dizien). La méthode existe depuis plus de 20 ans, elle est issue de leur expérience de l’escalade et des techniques somatiques Feldenkrais et Alexander. Fascinés par la beauté du mouvement que certains grimpeurs ont quand ils escaladent une paroi, ils grimpent à leur tour pour devenir des professionnels de l’escalade. Par la suite, ils ont transcrit au sol ce que leurs corps avaient appris de cette expérience : Un panel d’exercices qui prépare les danseurs à l’utilisation du mur. Ces exercices sont sans cesse renouvelés pour les besoins des gens qui travaillent avec eux afin qu’ils soient au maximum de leur créativité sur un mur d’escalade mais aussi sur des supports d’accroches en tout genre (échafaudage, tour, immeuble, mur de glace, paroi de montagne, etc…)

 

L’intérêt de ce travail : le mur comme prétexte à danser 

 

Il s’agit d’aborder la danse d’une manière originale et ludique. Le but n’est pas de « grimper ». Cette pratique ne nécessite aucun matériel de sécurité. Je possède un mur mobile et des prises spéciales danse-escalade qui facilite l’approche du mur, mais d’autres éléments peuvent aussi être utilisés : par exemple le matériel de motricité que l’on trouve dans certaines écoles maternelles.

Cet outil a pour but de faire vivre des expériences sensorielles afin d’apporter au corps de nouveaux éléments pour danser. Il permet de travailler des notions fondamentales de la danse : le contact, le poids du corps, équilibre / déséquilibre, la mobilité sur des points d’appuis réduits, la fluidité, le mouvement continu…

Il prépare la personne à danser presque « malgré elle », grâce au travail musculaire en profondeur qu’induit la verticalité. « Collé au mur » le corps apprend à utiliser le plié et la rotation dans les articulations, l’allongement des muscles, le relâché des tensions…

C’est aussi un support pour trouver de la « matière » (mouvements) afin d’écrire une danse issue du vécu très personnel de chacun à la verticale. Le souvenir que laisse au corps le passage sur le mur donne une façon très particulière de se mouvoir ensuite au sol.

 

 

Comment ?

 

Il faut aménager le temps de l’atelier danse-verticale en trois temps distincts :

un temps au sol où on va utiliser celui-ci comme « un mur » à l’horizontale, un temps sur le mur et un temps où on va quitter l’appui du mur pour se retrouver à la verticale hors du mur. Le mur va induire une façon spécifique de danser ; la fluidité et l' aisance de la mobilité sur le mur, permet de dire que les participants « dansent à la verticale ».

 

Remarque : 

 

Le grand intérêt de ce travail est qu’ils s’adressent à toutes les morphologies et sont accessibles à tous les niveaux de pratiques corporelles. Pas besoin d'être musclé !

Que l’on fasse beaucoup de danse, de sport, ou pas du tout, les exercices sont abordables et peuvent être exécutés parfaitement par tous. Pas besoin d’être très souple, très tonique ou autre, ils sollicitent les muscles profonds et amènent, chez tous ceux qui les expérimentent, fluidité, logique de déplacement, mobilité et « complicité » avec le mur et le sol.

Même si la méthode pour faire les exercices est précise, chacun va pouvoir trouver « la sortie » qui lui convient, c’est-à-dire l’enchaînement d’un mouvement à l’autre en fonction de ses possibilités corporelles.

Ainsi les danseurs vont apprendre à connaître leur corps, comprendre comment il fonctionne, quelles sont ses limites et par où ils peuvent passer malgré ces limites (limites ligamentaires, de souplesse, d’ouverture du bassin, etc...).

Avec ces exercices simples et respectueux du corps de tous, les fondamentaux de la danse s’inscrivent peu à peu dans le corps.